La rivière

Publié le par Olivier

Les premières lumières de cette matinée froide dévoilent la maison embrasée. En respirant l’épais rideau de fumée, je retrouve en cendres les indices détruits par les flammes de l’incendie sous les semelles noires de mes chaussures. Mes peines assombries se dispersent dans l’air humide, pour rejoindre les émanations d’une combustion criminelle, qui allège mes souffrances d’un passé oublié. Je me déplace péniblement dans cet endroit, où hier encore, je me battais de mots acerbes. Aujourd’hui, mes souvenirs sont sans support. Je remercie l’enfer du vide qui accompagne votre disparition. Puisque votre laideur ne règne plus dans cette demeure calcinée, je puis partir tranquille et laissé à l’abandon mes morbides tensions.

 

Sur les chemins où l’herbe verte nettoie mes pas de l’odeur du charbon, après avoir traversé le petit bois, je dis une dernière fois au revoir à ces lieux de nature si cher à mes yeux. Je jette un caillou dans l’eau de ce ruisseau qui déchargera ma peine dans toute la rivière.

 

Texte 1999

 

SDC11682 - Version 3

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L


Y a que la photo de potable dans ce texte ... Enfin j en sais rien, je ne les lis pas. Tu peux mieux faire mon gros roudoudou.



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D


Les premières lumières qui dévoilent la maison embrasée ...


 


C'est un peu comme: allume les phares pour voir si y fait nuit !



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O


je retrouve en cendres les indices détruits par les flammes de l’incendie sous les
semelles noires de mes chaussures. 


Bin, s'ils sont en cendres, inutiles
de préciser qu'ils ont été détruits par les flammes !  Pis si tu les retrouve en cendres, est tu sûr que ce sont eux ?


Re-pis, si tu marches dedans avec
tes chaussures, pourquoi préciser la couleur de tes semelles après ? Que de redondances et de pléonasmes inutiles !


 


Zéro
!!!!


 









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