Le Maine Verret, de la vigne libre et de grands Cognacs

Publié le par Alambic City

 

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Le Maine Verret à Verrières en Grande Champagne – 45 ha de vignes conduites en cordons hauts taillés mécaniquement avec repasse manuelle rapide. Un grand terroir où sont élaborés de très grands cognacs...

 

SAM 0652Dans les années 70, lors d'une visite dans l'entre-deux-mers chez des viticulteurs des caves de Rauzan, Guy Chauchet découvre le cordon haut conduit en taille mécanique. Ce mode de conduite permet de réduire considérablement les temps de travaux. Séduit par ce système de production de vin à bas coût, monsieur Chauchet, viticulteur avant-gardiste préférant limiter le temps passé dans le vignoble pour privilégier le travail du chai, souhaite appliquer à son vignoble ce système novateur pour produire du vin blanc destiné à l'élaboration d'eau-de-vie de cognac et pour mettre ce fabuleux terroir à l'honneur en se penchant plus particulièrement sur le travail du vieillissement du spiritueux.

 

La philosophie du « laisser faire »

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SAM_0639.JPGDavid Charron, responsable technique du vignoble, explique « la philosophie » de ce type de conduite. Le plus dur étant de se débarrasser des freins physiologiques (aspect visuel) et d'accepter le laisser-faire. Une vigne très peu mutilée (pas de grosses coupes) qui présente après plus de 40 ans un très faible taux de mortalité des ceps.

De la prétaille mécanique avec une repasse manuelle rapide (10 heures ha!). Un suivi attentif pour refaire les cordons si nécessaire, en rattachant de nouveaux bois. Pas de tirage de bois, pas d'attachage, pas de relevage...

 

 

Une terre forte non cultivée et des lombrics !

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Yoann Lefebvre procède à un comptage de la population de lombrics.

 

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Ici, le sol n'est jamais travaillé, les dessous de rangs sont désherbés chimiquement et toutes les allées sont enherbées.

 

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La structure du sol présente un fort taux de matière organique, la terre est soufflée, et la quantité de vers de terre est impressionnante !

 

 

La science du vieillissement des eaux de vie

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SAM 0707Pierre Vaudon, le maître de chai passionné et perfectionniste des Cognacs Voyer nous explique toutes les subtilités du précieux travail des eaux de vie. Avant leur commercialisation, les cognacs subissent des étapes d'aération, d'homogénéisation, de réduction et d'assemblage tout au long de leur lent processus de vieillissement. Pierre insiste sur l'importance qu'il accorde à la technique "des ponts" qui consiste à marier plusieurs eaux de vie d'années différentes pour obtenir une ampleur aromatique exceptionnelle...

 

Un choc culturel...

Cette visite chez David, montre qu'il est possible de produire de façon très correcte un hectare de vigne d'Ugni-Blanc en moins de 60 heures et avec au final la réalisation un produit d'exception. La qualité d'un Cognac ne serait donc pas nécessairement dépendante du temps passé au vignoble. Sur le groupe, où les viticulteurs présents ont des modes culturaux différents, nous sommes impressionnés et envieux ! Et même si nous ne sommes pas tous prêts à franchir ce cap psychologique d'une vigne « non taillée », et parce que ce système qui marche ici n'est pas forcement reproductible de manière radicale chez les autres, cette approche nous invite fortement à remettre en cause nos pratiques et à nous inspirer de cette « philosophie » et de ce savoir faire technique...

 

Cliquez pour visionner l'album photos...

 

Publié dans Dans la vigne

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High School Diploma Program 27/01/2015 13:09

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High School Diploma Online 06/01/2015 08:41

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Roasted korma 27/11/2014 13:14

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powered sem 22/08/2014 15:05

Look at the size of those earthworms, they are so huge. I never have seen any earthworms of that size, I mean the girth they have is horrifying. Yeah, he is true about the fact that this land will be very fertile.

Sédu POULET (de Montcuq) 13/05/2013 18:00


 


La visite à Rauzan, je l'ai faite (layrault + compain-metereau), et ma parole oser dire que le mec il a choisi de faire des cordons rien qu'à cause que comme ça il aurait le temps de s'occuper
d'sa gniole, je RIGOLE !!!


 


Z'avez pas honte de répéter (ou d'inventer) ces conneries...  Faut être de l'UMP pour oser dire des énormités pareilles !!!


 


A l'époque fallait faire du rendement sans s'fatiguer: à Malaville, les deux spécialisses cités ci-dessus étaient arrivés à dépasser les 300h/ha en cordons pousse-bout...  J'te dis pas
la cagnotte...  Juste avant la crise de 74 et la chute des cours qui conduirent beaucoup à arracher... Et ces gros cons de champagnoux osaient accuser les crus de bois d'être responsables de
la crise !!!


 


 

Alambic City 13/05/2013 22:24






 


Monsieur Poulet,


 


Merci de l'intérêt que vous portez aux inepties que je publie. Grâce à vous j'apprends que je suis encarté à un parti politique qui serait plus idiot que les autres et dont je ne me suis jamais
acquitté de la cotisation ! Bien évidemment ce parti doit contenir un bon nombre hurluberlus, mais je ne suis pas sûr qu'à votre gauche des esprits plus brillants font état de beaucoup plus
d'intelligence au vu du désastre politique qu'ils nous infligent aujourd'hui... Mais tout ceci, vous me direz, n'est qu'une vue du mauvais esprit...


 


La conduite des cordons hauts que j'ai pu voir au Maine Verret donne à réfléchir. Cette taille (ou non-taille!) réduit considérablement les coûts de production. En période de crise et dieu sait
si la viticulture cognaçaise en a connu, ce mode de conduite permet de passer les graves difficultés économiques.


 


Si on regarde bien, on constate que sur cette exploitation, la mortalité des ceps est dérisoire contrairement à d'autres types de tailles plus couteuses, plus traditionnelles. Ce vignoble semble
vieillir, ici, mieux qu'ailleurs (ce n'est peut-être pas votre cas ?), les coûts d’entre plantations sont également minimisés, encore du travail en moins... Ce n'est vraiment pas juste,
« non seulement ils ne font rien, mais en plus ils ont de la récolte et de belles eaux-de-vie ! ».


 


Pour être tout à fait juste, ces terres ont un fort potentiel agronomique et je ne pense pas que faire de la vigne de cette façon est transposable sur des petites terres sableuses comme j'en
possède sur mes terres de Bons-Bois.


 


Concernant les rendements que vous évoquez (300 hl/ha), ceux-ci sont réalisables dans les vignes à forte densité (vignes en 2 mètres d'écartement) et dans les très bonnes terres qui reçoivent une
fumure adaptée. Sur cette exploitation, les rendements (de mémoire) sont de l'ordre de 10 hectolitres d'alcool pur de moyenne. Ce qui est beau si on le ramène au temps passé dans la vigne !


 


Le potentiel aromatique que donne ce terroir sera toujours supérieur à celui des petites terres. Néanmoins, pour réaliser des cognacs jeunes comme les VS et les VSOP, qui représentent le plus
gros volume des ventes aujourd'hui, les eaux de vie issues des crus de Bon Bois et de Fin Bois remplissent parfaitement leurs objectifs qualitatifs.


 


Et même s’il est exact qu'en période de crise, les acheteurs se tournent toujours vers les crus les plus prestigieux (délaissant les Bons Bois). Certains aujourd'hui dans les crus défavorisés, ne
regrettent pas de ne pas avoir pu vendre leur « gnôle » quand les temps étaient durs : Le négoce se les arrache à prix d'or, et alors dans ce cas, bien souvent, ils ne sont plus
considérés comme de pauvres viticulteurs, mais des « salauds de spéculateurs » !


 


À tout ceci aurait pu être évité, monsieur Poulet, avec une planification des achats à la façon du collectivisme soviétique dont vous êtes probablement nostalgique... Malheureusement je crains
que le système imposé du « tous pareils » n'aurait pas pu se laisser s'exprimer des porteurs d'innovations comme ce monsieur Chauchet dont l'envie d'avancer vers « un autre
possible » aurait été bridée.


 


 


Je serais ravi de vous présenter un voisin de ma commune qui partage votre langage (à l'exception du vouvoiement) et qui comme vous se contente de rouspéter sans jamais donner de solution
crédible. Je vous laisse méditer cette phrase, qu'un ami sculpteur avait écrite sur la porte de son atelier  : « L'absence de moyen favorise la création ».


 





 



lombric 10/05/2013 19:51


En plus, le mec, il se barre à Cuba. Euh soit disant pour caresser des dauphins. Wouaih, à la vue de sa tête au retour elles devaient être sympa les dauphins....


Et pendant ce temps il fait compter la population de ver de terre dans ses vignes à son beuf'.


350Kg/ha

Alambic City 13/05/2013 22:39



Tu es vraiment sûr ? Tu les as bien tous comptabilisés ? Cette faible quantité de lombrics est plus tôt constatée chez les bios qui avec leurs niveaux de concentration en cuivre dans
leurs sols freinent leurs développements.

Va refaire des trous et trouve-moi des vers de terre...



Vinos 04/05/2013 09:03


Je ne comprends pas pourquoi tout le monde me parle de ce blog? Il est pourri

Sceptique 01/05/2013 17:58


Ne pas confondre le vin et l'ivresse! "L'esprit est prompt, mais la chair est faible!"

Alambic City 01/05/2013 19:50






 


Je suis ni pour ni contre ! Bien au contraire...



Sceptique 01/05/2013 15:31


Du grand art* au service des nez et des palais.


* Pas d'art sans savoir!

Alambic City 01/05/2013 17:48



  L'école de la modestie... Après avoir vu,
entendu et dégusté (un peu trop peut-être en fin de soirée...), on fait moins les malins de retour chez soi !




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