Le réchauffement médiatique du glacier d'Ilulissat

Publié le par Alambic City

 

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Le glacier d'Ilulissat situé dans la côte ouest du Groenland est depuis 2004, classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Ce glacier est connu pour ses gigantesques icebergs qui, en craquant, finissent par rejoindre la baie de Disko et ensuite la mer. Les écologistes ont trouvé dans cette zone arctique, la preuve irréfutable du réchauffement climatique en instrumentalisant les phénomènes de vêlage qui ont pourtant toujours existé. La disparition du flétan serait elle aussi attribuée au réchauffement des eaux pour les marins qui oublient que ce poisson est d'abord victime de la surpêche...
 
J'ai recopié pour vous un passage du livre de Jean de Kervasdoué et d'Henri Voron intitulé Pour en finir avec les histoires d'eau qui illustre parfaitement cette supercherie.
Je vous recommande également l'article d'Olivier Truc, Ilulissat, le glacier où il fait bon être vu.

 

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Pour Jean-Louis Borloo, « On ne peut plus nier l'accélération du réchauffement de la planète ».

 

Le glacier d'Ilulissat

Comme dans l'Antarctique, des glaciers s'écoulent lentement du Groenland vers la mer. Situé sur la côte ouest du Groenland, au niveau de la baie de Disko, ce glacier a fait la une des médias durant l'été 2007, lorsque le ministre Jean-Louis Borloo et la chancelière allemande Angela Merkel sont allés observer les chutes spectaculaires d'énormes blocs de glace, là où ce glacier rejoint la mer. Ils y auraient observé, de visu, la fonte de la banquise, celle de la glace continentale et l'accélération du réchauffement.

Le volume de ces rejets est de l'ordre de 20 millions de m³ ou tonnes par jour. Le spectacle est splendide. Ce phénomène est appelé « vêlage », et c'est vraisemblablement un iceberg issu de ce glacier qui a envoyé par le fond le Titanic, le 15 avril 1912. Spectaculaire, ce glacier photogénique est aussi source officielle de contrevérités franco-allemandes, car Mme Merkel et M.Borloo n'ont pas pu constater une éventuelle accélération de la fonte de la banquise ou des glaciers du Groenland.

Tout d'abord, il n'y a jamais de banquise dans la baie de Disko en été. Elle se forme en hiver, mais disparaît tous les étés depuis de l'homme observe ce phénomène. Par ailleurs, lorsque des blocs de glace tombent dans la mer, comment peut-on parler de « fonte » de ladite glace quand c'est de la glace, de la vraie, de la bien froide, de la pas encore fondue, qui tombe dans la mer, et non de l'eau.

Selon les médias, Jean-Louis Borloo se serait émerveillé des reflets bleutés de cette glace vive, on peut le comprendre, et il aurait déclaré qu'on ne peut plus nier l'accélération du réchauffement de la planète – là il est plus difficile de le suivre. Depuis 1850, le réchauffement global est un phénomène bien documenté ; en revanche, son « accélération » reste discutable et discutée. Le ministre ignorait sans doute que ce site fait l'objet d'une surveillance scientifique depuis deux cent cinquante ans et que ce phénomène de « vêlage » a toujours existé. Il n'a par ailleurs pas calculé que les 60 000 m³ de glace par jour qui « vêlent » à Ilulissat ne représentent que le débit dérisoire de 700 litres par seconde. La Seine à Paris débite quatre cents fois plus. De son côté, la Bièvre, ce petit ruisseau de la rive gauche, où vivaient autrefois des castors, débite un flux du même ordre de grandeur que celui de L'Ilulissat. Cet affluent de la Seine, aujourd'hui souterrain, intervient donc dans le cycle de l'eau mondial au même niveau que le spectaculaire glacier du Groenland. Mais il est vrai que la visite des égouts de Paris près du métro « Gobelins » à moins de charme que celle de ce glacier quand il se jette dans la mer.

Comme nous sommes à une époque où de belles images valent infiniment plus qu'un raisonnement, la chancelière et le ministre nous ont donné la « preuve », médiatisée, que la banquise fondait et que la glace fondait. Le calcul dément leurs conclusions et démontre que le spectaculaire est en fait dérisoire. Mais qui le dit ?

 

Pour en finir avec les histoires d'eau – Jean de Kervasdoué & Henri Voron

 

 

Et pendant ce temps, dans l'Antarctique, les manchots luttent contre le froid...

  

Le Paradis Blanc - Michel Berger- 1990

Publié dans L'eau et le climat

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jipebe29 29/04/2015 11:52

Lisez "synthèse révisée V4" (simplifiée pour être accessible aux non-spécialistes), puis : "climat, 22 vérités qui dérangent" et enfin "Equations de l'Effet de serre". http://dropcanvas.com/#f4915J5BMuS64O
Cela vaut mille fois mieux que les vapeurs évanescentes et crédules de Borloo et de Merkel....

Optimiste 20/07/2014 13:03

Vous avez oublie les Avions Renifleurs!!! Alors Giscard est aussi crédule que les autres.

Sceptique 31/10/2013 21:03


Il n'est jamais bon d'avoir besoin d'être conseillé. C'est une loterie! À beaucoup de billets perdants.


Quant aux conseillers, ils n'attendent pas qu'on les appelle, ils proposent leurs services en vantant leurs mérites.

Sceptique 31/10/2013 06:52


Les politiques ne peuvent pas tout savoir, dès que ça sort de leur domaine, et ils sont donc crédules dès que des "experts" leur racontent des histoires avec aplomb. Je ne vois que Giscard à ne
pas s'en être laissé conter. Sarkozy a cru NKM, Hollande fait confiance en ses alliés sur le fond, mais traine les pieds pour les décisions. Quoique....c'est pour toutes!      Le
film "La Marche de l'Empereur" donne une vision vraiment tragique du manchot du même nom.


Pour ma part, cela fait quelques années que je ne constate plus d'anomalie climatique de ma région, la Picardie. Les étés y sont même trop frais.

Alambic City 31/10/2013 19:50


Non les politiques ne peuvent pas tout savoir mais ce qui est vraiment regrettable c'est qu'ils ne soient pas bien conseillés ! En matière d'environnement, Nicolas Sarkozy aidé par la dangereuse
NKM a surenchéri dans ce domaine avec ses grenelles. Le pauvre Hollande paye en ce moment les pots cassés de l'eco-taxe laissée par son prédécesseur... Cette année, alors que la récolte semblait
très prometteuse, elle s'avère très décevante par rapport au potentiel de départ. Les causes ? Un printemps pluvieux et froid et un été qui a suivi avec encore beaucoup d'eau sans température
élevée. Le retard de la floraison n'a jamais été rattrapé. Résultat des courses, le raisin qui n'a pas pu mûrir correctement a dû être ramassé quand même alors qu'il commençait à pourrir. En
Charente, cette année nous déplorons l'excès d'eau dans l'agriculture alors le prétendu réchauffement climatique me laisse quelque peu ... sceptique !