La lutte contre le Réchauffement Climatique : une croisade absurde, coûteuse et inutile

Publié le par Alambic City

La lutte contre le Réchauffement Climatique : une croisade absurde, coûteuse et inutile
Livre Blanc
(résumé)
Août 2015

 
« le dogue Liberté gronde et montre ses crocs »
Victor Hugo : Les Châtiments
 


Résumé Opérationnel


Des quais froids de la Seine aux bords brûlants du Gange,
Le troupeau mortel saute et se pâme, sans voir
Dans un trou du plafond la trompette de l'Ange
Sinistrement béante ainsi qu'un tromblon noir.
 
Charles Baudelaire : la Danse Macabre (les Fleurs du Mal)

L'ensemble des politiques publiques, françaises, européennes, mondiales, trouve aujourd'hui son origine, son inspiration, dans la lutte contre le réchauffement climatique. Le credo initial est simple à décrire : il postule que les températures à la surface du globe ne cessent d’augmenter depuis trente ans et que l'homme en est responsable.
Il en résulte toutes sortes de discussions, conférences, réglementations, qui ont en définitive un impact fort sur l'état de notre économie. Tous les domaines sont concernés : les transports, l'habitat, l'énergie, etc. Pourquoi faut-il économiser l'énergie ? C'est tout simple : il faut réduire l'impact de l'homme sur la planète. Voilà le credo de base.
Les conséquences sur la recherche scientifique dans son ensemble sont particulièrement nettes et particulièrement malsaines. Pas une étude ne peut être lancée, sur quelque sujet que ce soit, si elle ne fait directement référence au réchauffement climatique. Vous souhaitez travailler sur la géologie du bassin de la Garonne ? Voilà pourtant un sujet complètement normal et socialement utile à tous égards. Eh bien, votre étude ne sera financée, ne sera approuvée, ne sera publiée, que si elle mentionne les possibilités de stockage géologique du CO2. C'est consternant.
La croisade a envahi tous les domaines et tous les esprits : la lutte contre le CO2 est devenue une priorité nationale. Comment en sommes-nous arrivés là, dans un pays qui se veut cartésien ?
Elle trouve sa source dans les déclarations du GIEC, réitérées au fil des années, reprises par la Commission Européenne et par les Etats membres. La France, qui se veut le "bon élève de l'Europe", rajoute à chaque croisade une couche supplémentaire de vertu. Là où les autres décident une réduction, nous déciderons par principe une réduction plus importante, sans la moindre interrogation sur la pertinence de la mesure : une croisade est vertueuse par principe. On ne saurait être trop vertueux.
Mais le mathématicien ne croit pas aux croisades ; il regarde les faits, les données, les observations, les raisonnements.

 

Le présent Livre Blanc est organisé en trois parties :

Première Partie : Les faits

Chapitre 1 : La croisade est absurde
Il n'existe aucun fait, aucune donnée, aucune observation, qui permette de conclure que le climat soit "détraqué" en quoi que ce soit. Il est variable, comme il l'a toujours été localement, mais plutôt moins qu'à certaines époques, à certaines ères géologiques. Nos moyens de mesure modernes sont très insuffisants pour évaluer une température globale de la planète aujourd'hui, a fortiori les mesures faites il y a 50 ou 100 ans.
La concentration en CO2 est variable, comme elle l'a toujours été ; les chiffres qui sont rapportés sont choisis de manière tendancieuse et malhonnête. L'élévation du niveau des mers est un phénomène normal, lié à la poussée d'Archimède : rien à voir avec un hypothétique réchauffement. Quant aux phénomènes extrêmes, il n'y a aucune augmentation de leur fréquence : nous avons nous-mêmes traité les données brutes concernant les cyclones.
On nous dit "un réchauffement de plus de 2°C par rapport au début de l'ère industrielle aurait des conséquences dramatiques, et il faut absolument l'empêcher". Entendant ceci, le bon peuple s'inquiète : sans doute en sommes-nous déjà à 1,9°C ? Mais pas du tout : les données sur la période 1995-2015 montrent une tendance au réchauffement d'environ1°C tous les cent ans ! Bien entendu, ces données, qui contredisent les politiques publiques, ne sont jamais portées à la connaissance de la population.
 
Chapitre 2 : La croisade est coûteuse
Les aides directes à des filières entièrement dépourvues de rentabilité (photovoltaïque, éolien, etc.), mais présentées comme "vertueuses" se comptent en milliards d'Euros : nous nous appuyons sur les rapports récents de la Cour des comptes (2013). Mais le coût le plus important réside dans le principe des "économies d'énergie", présenté comme particulièrement vertueux. Comme aucune civilisation ne peut se développer en économisant l'énergie, la nôtre a cessé de se développer : la France compte maintenant plus de trois millions de chômeurs ; c'est le prix à payer pour la vertu.
Nous voulons à toute force réduire nos émissions de CO2 : c'est là notre vertu affichée. Pour cela, nous avons considérablement diminué notre activité et perdu des emplois. Mais avons-nous au moins atteint le but recherché : réduire nos émissions de CO2 ? La réponse est amusante : évidemment non. Les émissions mondiales de CO2 n'ont pas cessé d'augmenter, y compris celles générées par la France pour la conception et l'industrialisation de ses propres produits, comme le dit clairement la Cour des comptes. Simplement, ces productions, considérées comme coupables sur le plan de l'environnement, ont été délocalisées. Les mêmes productions se font désormais dans des pays beaucoup moins respectueux de l'environnement, et nous avons perdu les emplois correspondants. Comme le dit Baudelaire "la Nature mêle son ironie à notre insanité".

Chapitre 3 : La croisade est inutile
L'homme n'a, de toute façon, aucun moyen de changer le climat. Si nous arrêtions, en France, toute activité industrielle (ne parlons pas de notre activité intellectuelle : elle a disparu depuis longtemps), si nous supprimions toute trace de vie animale, la composition de l'atmosphère ne varierait pas de façon mesurable, perceptible. Pour faire comprendre ceci, faisons une comparaison avec la rotation de la Terre : celle-ci ralentit. Pour y remédier, on peut être tenté de demander à tous les Chinois de courir vers l'Est. Mais, malgré l'importance de la Chine, ceci n'aura aucune influence mesurable sur la rotation du globe terrestre.
En ce qui concerne les émissions de CO2, la politique française est particulièrement stupide, puisque nous sommes l'un des pays dont l'industrie est la plus propre.
Les accords mondiaux sur ce sujet remontent au Protocole de Kyoto, mais les pays signataires de ce protocole ou de ses descendants sont de moins en moins nombreux : ils ne représentent plus aujourd'hui que 15 % des émissions de gaz à effet de serre.
Autrement dit, on voit bien ici la beauté de la chose : nous nous battons pour une cause (la réduction des émissions de CO2) qui ne sert strictement à rien, à laquelle nous sommes les seuls à croire et à laquelle nous ne pouvons rien. Il faut probablement remonter assez loin dans l'histoire de l'humanité pour trouver pareil engouement.

 

Seconde Partie : Aspects scientifiques
Après avoir analysé les faits et leurs conséquences sociales, nous passons en revue un certain nombre de connaissances, plus ou moins bien établies.
 

Chapitre 1 : La variabilité naturelle du climat
Par le passé, il y a déjà eu d'innombrables variations du climat, dont certaines de grande ampleur (par exemple des glaciations) ; les raisons principales sont liées au Soleil et à l'albédo de la couche nuageuse (la lumière du Soleil pénètre-t-elle jusqu'au sol, ou bien est-elle réfléchie par les nuages ?). L'homme n'y est évidemment pour rien, mais les causes naturelles des variations climatiques ne sont jamais prises en compte par les apôtres des croisades, qui incriminent directement les activités humaines.
 
Chapitre 2 : L'homme a-t-il une influence sur le climat ?
On peut se demander si l'homme influe sur le climat, par ses constructions, par ses transports, en général par sa civilisation. La réponse est que cette influence est infime, négligeable devant les causes naturelles. La nature opère des changements majeurs, l'homme des changements minimes, auxquels son arrogance naturelle prête une importance qu'ils n'ont pas. Les assureurs le savent bien : le coût des phénomènes climatiques naturels (tornades, séismes, volcanisme) est de dix fois supérieur au coût de n'importe quelle catastrophe produite par l'homme.

Question complémentaire, mais essentielle ici : l'homme a-t-il la capacité technologique de changer le climat ? La réponse est non : l'homme ne peut agir ni sur l'activité solaire, ni sur l'état des océans, ni sur la température du magma terrestre, ni sur la composition de l'atmosphère. En revanche, l'homme a la capacité de s'agiter en tous sens, de sauter et de se pâmer, ce qu'il fait parfaitement bien, comme le dit Baudelaire.
Nous suggérons ici au ministre une mesure particulièrement intéressante et originale, qui s'apparente à la circulation alternée : pour augmenter l'albédo de la Terre, et lutter ainsi contre l'effet de serre, les jours de soleil, seuls les chauves au crâne verni seraient autorisés à circuler ; les personnes ayant une chevelure ne pourraient sortir que la nuit, ou bien les jours de pluie.

Chapitre 3 : Les conséquences d'un hypothétique réchauffement
On peut se demander quelles pourraient être les conséquences, pour l'homme et pour la Nature, d'un hypothétique réchauffement. La réponse est très simple : la Nature s'en accommodera très bien, comme elle l'a toujours fait ; les plantes, en particulier, se trouveraient bien d'un accroissement de la concentration en CO2. En France, les conséquences positives l'emportent fortement ; si le réchauffement existait, il faudrait s'en réjouir. Et s'il n'existe pas, nous devrons continuer à nous chauffer neuf mois par an.

 

Troisième Partie : Le GIEC
Nous n'avons pas qualité pour nous interroger sur la composition du GIEC, sa légitimité, ses choix politiques, etc., et nous nous en garderons bien. Par contre, en tant que mathématiciens, nous avons toute légitimité pour répondre à la question suivante : si les travaux du GIEC étaient soumis pour publication à une revue scientifique honnête, seraient-ils acceptés ? Ce travail est celui d'un "referee" et il est commun en sciences.
La réponse est particulièrement simple : aucune revue de bon sens, de bon niveau, ne publierait de tels travaux. Les conclusions du GIEC sont en contradiction avec les observations ; les données utilisées sont délibérément choisies pour étayer les conclusions (au mépris de l'honnêteté scientifique la plus élémentaire), la variabilité naturelle des phénomènes est passée sous silence. Le rapport du GIEC n'obéit pas aux règles fondamentales de la recherche scientifique et ne pourrait être publié dans aucune revue avec comité de lecture.
 
En Conclusion : "le dogue Liberté gronde et montre ses crocs"
(Victor Hugo : Les Châtiments)
 
En démocratie, il y a une opposition, et cette opposition, par principe, a le droit de s'exprimer : c'est précisément ce qui distingue la démocratie d'une tyrannie. Mais, sur ces questions de réchauffement climatique dont nous parlons ici, l'opposition - ceux qui ne croient pas à la doctrine du réchauffement -, ont été priés de se taire : jamais un débat public, jamais un colloque contradictoire, aucun article dans les revues scientifiques. On leur a dit : "messieurs, la chose est avérée, il est temps d'agir".

En droit, il y a un principe fondamental, appelé "principe du contradictoire". Sous peine de nullité du procès, tout élément connu de l'accusation doit être porté à la connaissance de la défense. Même si vingt personnes ont vu l'abominable criminel exécuter son forfait, si la défense n'a pas eu accès aux analyses de sang, le procès sera cassé. Sur le réchauffement, quantité d'organismes disent "nous avons toutes les preuves", mais refusent de les communiquer. Les données ont été traitées, mais comment ? Les séries temporelles ont été modifiées, mais pourquoi ? Certains phénomènes sont écartés, pour quelle raison ? Nous n'en savons rien, et nous avons tout juste le droit de nous taire et d'obéir. Aucune contre-expertise n'est possible.
C'est sur les débris des principes fondamentaux du droit et de la démocratie que ce Livre Blanc a été écrit.

 

Bernard Beauzamy

 

Ont collaboré à ce Livre Blanc :
Cécile Haberstich,
Adrien Schmitt,
Gottfried Berton,
Gaëlle Tournié,
Miriam Basso.
 
Relecture :
Marie Gombero.
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Le texte complet du Livre Blanc est disponible ici :
http://www.scmsa.eu/archives/SCM_RC_2015_08.pdf

Les commentaires peuvent être envoyés à scm.sa@orange.fr
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Nos travaux antérieurs sur le réchauffement climatique sont disponibles ici :
http://www.scmsa.eu/rechauff0.htm
 
 
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Publié dans L'eau et le climat

Commenter cet article

Sceptique 29/09/2015 11:18

J'ai du relire deux fois ce billet, buttant à chaque fois sur une énigme: que vient faire la poussée d'Archimède dans l'élévation du niveau des océans? Un dessin, SVP!
Que le réchauffement soit réel, ou non, qu'il soit "anthropique", ou non, je ne crois pas non plus à la possibilité d'une régression massive des activités humaines , de leurs besoins énergétiques. Si le climat se réchauffe, il faudra s'adapter, trouver des solutions palliatives.
Le programme écologiste ne pourrait pas se dispenser d'un système totalitaire pour imposer ses vues. C'est inacceptable.

Olivier 29/09/2015 22:27

Bonsoir Sceptique et merci pour vos interrogations.

Vous aurez toutes les explications scientifiques décrites dans le Livre Blanc (format PDF de 170 pages) en vous référant à la page 61 à 64 (D. La Terre n’est pas un solide indéformable) où le phénomène de gravitation y est expliqué, accompagné d’une figure géométrique reprenant les Arcs d'Archimède. Je préfère ne pas trop m'aventurer dans des explications physiques hors de mes compétences !

J'ai trouvé l'annexe indicative sur le niveau de la mer à Brest (page 66) relevé depuis 1807 également fort intéressant.

Pour moi, les écologistes sont des fous furieux...