Les vers de terre

Publié le par Alambic City

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Le monde agricole a pris conscience du précieux travail auxquel se livrent sans relâche ces jardiniers que Charles Darwin appelait à juste titre les premiers laboureurs du sol. Tout comme les autres organismes qui recyclent les éléments nutritifs du sol et stabilisent sa structure, les vers de terre, véritables tubes digestifs, participent à la santé du sol. Leur présence est donc un parfait indicateur de qualité de nos terres agricoles.

En creusant des galeries, ces ingénieurs du sol ingèrent la matière organique et minérale composée essentiellement de résidus de végétaux.  Ces galeries contribuent à entretenir la porosité du milieu, ils jouent sur les transferts d’eau et d’air et améliorent ainsi la capacité d’enracinement des plantes. En mélangeant les différents horizons du sol, ils recyclent et fertilisent nos terres.  

Pour l'ingénieur agronome, Claude Bourguignon,  ce sont bien les vers de terre, qui en remontant l'argile à la surface du sol pour le mélanger avec l'humus, qui sont les principaux acteurs du complexe argilo-humique !

 

 

La métaphysique des tubes

 

Les limaces, araignées et lombrics appartiennent à la macrofaune : 100 au m² de dizaine à centaine de kilo/ha.

Il existe 13 espèces de vers de terre différentes. Ils sont hermaphrodites.

Ils sont moins nombreux dans les sables, les graviers et les sols acides. Les vers de terre respirent par la peau et doivent rester humides pour survivre. Ils tendent à se déshydrater dans les sols qui demeurent longtemps secs.

La quantité globale de carbone est prépondérante à l’activité des lombrics. Les prairies sont plus garnies de lombric que les terres de grande culture.

 

Les vers de terre sont omniprésents dans les sols tropicaux ou tempérés (sauf quand ils sont très acides). Au sein de la diversité d'organismes peuplant le sol, ils représentent le groupe dont la biomasse est la plus importante. Leur diversité taxonomique est très importante (3 627 espèces lombriciennes recensées en 1994 ; estimées à 7 000, voire beaucoup plus, au total). Leur présence varie selon les milieux. Ainsi on peut trouver 10 individus/m2 dans une forêt d’épicéas tempérée, 30 individus/m2 dans une prairie maigre, 250 individus/m2 dans une forêt de feuillus ou un champ et jusqu'à 500 individus/m2 dans un pâturage. l’épandage de fumier solide de bovin, dans une proportion de 50 tonnes à l’hectare par année, augmente le nombre de Lumbricus terrestris (anéciques) de près de 250 %. Des recensements montrent généralement que cette abondance est beaucoup plus réduite au sein des parcelles agricoles labourées et monoculturales ou en présence de pesticides. En effet, depuis un siècle, certains terrains sont passés de 2 tonnes de vers de terre à l'hectare à 50 kg ou moins (source Wikipedia).

 

À l’exception de ceux qui vivent dans la litière à la surface du sol (surtout des vers du compost), les vers de terre (parmi lesquels on trouve le lombric) se développent lentement. Ils ne produisent en effet qu’une seule génération par année comportant au maximum huit cocons (= œufs de ver de terre). Leur durée de vie atteint entre deux et huit ans selon l’espèce. Les vers de terre qui ont atteint leur maturité sexuelle se reconnaissent à un bourrelet, un épaississement situé au tiers antérieur du corps appelé clitellum. C’est en mars-avril et en septembre-octobre que l’activité minière et reproductive du lombric est la plus intense. S’il fait très sec et chaud, les vers de terre font une sieste… si profonde que, comparable à l’hibernation des hérissons par exemple, elle est appelée estivation. Les vers de terre se réveillent alors de nouveau en automne quand il fait plus frais et plus humide. Quand il gèle en hiver, ils se retirent dans la partie non gelée de leurs galeries et se mettent alors «en veilleuse», et ils redeviennent actifs s’il y a quelques jours sans gel pendant l’hiver. Les vers de terre peuvent migrer dans les champs cultivés depuis des surfaces limitrophes intactes (par exemple des prairies naturelles). Le lombric (Lumbricus terrestris) peut franchir ainsi une vingtaine de mètres par année. (Source Bioactualité.ch)

 

Idée reçue !

un ver coupé en deux ne donne pas deux vers de terre. Par contre, le ver de terre peut survivre à des blessures suivant la position de la coupure par rapport à ses organes vitaux (la tête et les organes sexuels). Ces anneaux manquants sont alors reconstitués partiellement.

 

 

Les prédateurs


Dans la chaîne alimentaire, pour un bon non nombre d'espèce, les vers de terre épigés et anéciques représentent l'essentiel de leur nourriture.  Ils constituent une ressource trophique pour les animaux de plus grande taille comme les oiseaux.

Les Poissons, lors du ruissellement causé par des orages profitent de cette source de nourriture.

 

 

A chacun sa fonction

 

Les vers épigés 

 Ce sont les plus petits, ils mesurent moins de 5 cm. Ils dégradent les débris végétaux présent à la surface du sol. Peu protégés ils subissent une forte prédation qu'ils compensent par une fertilité élevée 42 à 106 cocons par adulte et par an. Quand la nourriture est abondante et les conditions climatiques favorables, ils peuvent se multiplier très rapidement. Leurs cocons, qui résistent à la sécheresse, assurent la survie de l'espèce. Les vers de terre épigés jouent un rôle important dans le recyclage de la matière organique. On les utilise parfois de façon industrielle pour produire du « lombricompost » et pour traiter les ordures ménagères. Certaines espèces sont élevées pour servir d'appâts pour la pêche.

 

Les vers de terre endogés 

Ce sont les moyens, ils mesurent jusqu’à 20 cm et représentent 20 à 50 % de la biomasse des terres fertiles. Ils vivent en permanence dans le sol où ils creusent un réseau de galeries horizontales petites et ramifiée. Ils digèrent la matière organique déjà dégradée incorporée dans l’horizon de surface du sol. Non pigmentés, ils ont une fécondité moyenne 8 à 27 cocons par adulte et par an. En période de sécheresse ils tombent en léthargie et on les trouve enroulés sur eux-mêmes. Les vers endogés présentent des modes de vie assez différenciés. Certains sont filiformes et s'installent le long des racines, d'autres forment des pelotes dans les couches profondes du sol, à proximité des drains, et filtrent l'eau dont ils séparent les particules organiques. Certains sont même prédateurs d'autres vers de terre ! 

 

Les vers anéciques

Ce sont les plus grands vers de terre. Ils mesurent de 10 à 110 cm. Inégalable mineurs de fond, ils vivent dans des galeries verticales et se nourrissent de la matière organique présente à la surface du sol. Ils forent des galeries verticales, jusqu’à trois mètres de profondeur dans un incessant va et vient entre les couches profondes et la surface où ils viennent se nourrir la nuit pour échapper aux prédateurs en restant prudemment accrochés par la queue à l'entrée de leur terrier. Les feuilles et les débris organiques qu'ils peuvent entraîner dans leurs galeries sont ingurgités avec de la terre.

 Des trois groupes ce sont eux qui ont la fécondité la plus réduite 3 à 13 cocons par adulte et par an. En Europe tempérée les vers anéciques représentent 80 % de la masse totale des lombrics. En période estivale ils tombent en léthargie. Le plus grand vers anécique de la faune française dépasse 1 mètre de long.

Lumbricus terretris, appelé lombric ou ver de terre commun, creuse de profondes galeries dans le sol. Il s’agit des vers qui sont généralement vendus comme appâts pour la pêche.

 

 

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Source Bioactualité.ch

 

 

 

Les groupes écologique de vers de terre

 

Anéciques

Endogés

Epigés

Définition

Espèces qui creusent des galeries verticales et profondes

Espèces qui creusent des galeries horizontales et superficielles

Espèces qui habitent dans la litière de surface

Habitat

Toutes les couches du sol jusqu’à 3–4 m de profondeur (lœss limoneux)

Couche arable (5–40 cm), sols minéraux humiques

Dans la litière de surface, surtout dans les prairies et la forêt

Grandeur

Le plus souvent grands, 15–45 cm de longueur

Petits ou jusqu’à 18 cm de longueur

Petits, le plus souvent 2–6 cm de longueur

Alimentation

Tirent de grands débris de plantes dans leurs galeries d’habitation

Débris de plantes mélangés à la terre de la couche arable

Petits morceaux de plantes restés à la surface du sol

Multiplication

Limitée

Limitée

Forte

Durée de vie

Longue: 4–8 ans

Moyenne: 3–5 ans

Courte: 1–2 ans

Sensibilité à la lumière

Modérée

Forte

Faible

Couleur

Rouge-brun, tête plus foncée

Pâle

Globalement rouge-brunâtre

Exemples

Lombric, Ver à tête noire

Octolasium lacteum, Allolobophora caliginosa

Ver du compost, Ver rouge du marécage

Source Bioactualité.ch

 

Le turricule

Les petits tortillons de terre qui révèlent la présence des lombrics sont les boulettes fécales composées de déchet de terre (mélanges de résidus de plantes, d’excréments de vers et de petits cailloux). Ces déjections du ver de terre, laissées auprès de l'entrée de la galerie, riches en matières nutritives fertilisent le sol et accélèrent les processus d’humidification. Ces petits monticules protègent les tunnels et servent de garde-manger.


Le turricule du ver de terre

 

 

Les turricules sont comptés sur des surfaces de 50 x 50 cm pendant les principales périodes d’activité des vers de terre (mars-avril et septembre-octobre):


- Jusqu’à 5 turricules: Faible activité lombricienne, le sol contient peu de vers de terre.
- 10 turricules: Activité lombricienne moyenne.
- 20 turricules et plus: Bonne activité lombricienne, le sol contient beaucoup de vers de terre.

 

 

L'action des vers de terre

 

Entretien de la structure du sol 

 Leurs tubes digestifs ingèrent, digèrent et excrètent la matière organique. La présence des vers de terre maintient une structure du sol, dite grumeleuse, qui résulte du passage de la terre dans le tube digestif, des apports de différentes sécrétions et de l’action des bactéries et des champignons. En incorporant, dans le sol la matière organique présente en surface, ils créent des complexes organo minéraux sous forme de micro-agrégats, le meilleur du sol.

En transformant physiquement et chimiquement des résidus végétaux sous une nouvelle forme plus décomposée. Ils modifient le milieu par leur activité en mélangeant les différents horizons du sol : les vers de terre enfouissent dans les couches profondes du sol les éléments organiques prélevés en surface et remontent à la surface la terre des couches profondes ingérée en même temps que les matières organiques.

 

L'agriculteur doit être conscient que protéger la population de vers de terre contribue à lutter contre l'érosion des sols et augmente leur fertilité.


Aération et drainage

Les galeries qu'ils forment favorisent le stockage de l’eau et limitent les risques de ruissellement en surface.

Ses longues galerie verticales contribuent à accroître la porosité du sol, en facilitant le déplacement de l’air et de l’eau. Les macropores formées par les tunnels des vers de terre communs facilitent le drainage et ont un effet positif pour le contrôle de l’érosion.

La porosité accroît la capacité de rétention de l’eau qui ne ruisselle pas ni ne s’écoule trop vite en profondeur laissant du temps à la micro-flore pour épurer l’eau avant qu'elle ne gagne les nappes souterraines.

Les racines des plantes se nourrissent des éléments minéraux préparés par les vers de terre et profitent des galeries pour pénétrer plus profondément dans le sol, la couche arable approfondie.

 

Le semis direct, technique agricole qui abandonne le labour, s'il respecte l'horizon de surface des lombric, exige en contre-partie l’utilisation de pesticides et plus particulièrement d'herbicides. Les galeries du lombric ouvertes en surface sont des voies préférentielles d’écoulement de l’eau et peuvent ainsi contribuer à la pollution diffuse par les nitrates et les pesticides.

 

 

 

Raisonner le travail du sol et réduire son tassement

 

Les lombrics réagissent au travail du sol et à la quantité de matière organique mise à leur disposition : leur nourriture.

Le travail du sol profond est défavorable aux vers de terre puisqu'il détruit les galeries, ou les  blesse et incorpore dans le sol la matière organique de surface dont les vers de type anéciques se nourrissent.


Il faut éviter de travailler intensivement le sol aux périodes principales d’activité des vers de terre (mars-avril et septembre-octobre). Travailler les sols secs ou froids nuit beaucoup moins aux vers de terre parce que la plupart d’entre eux se sont retirés dans les couches profondes du sol.


Dans la vignes, la population des vers de terre est généralement bonne puisque le travail du sol n'est pas généralisé ou alors peu profond. Les viticulteurs qui souhaitent cultiver une allée sur deux dans leur vignoble dant le but de limiter la concurrence de l'herbe, doivent adapter des outils respectant au mieux les vers de terre. Ainsi les outils rotatifs comme le rotavator sont à éviter. Il est préférable d'utiliser des outils à dents comme le cultivateur, qui bouleversent la surface du sol sans trop la cisailler.

 

Les engins lourds, comme les enjambeurs, lorsque le sol est humide peuvent tasser le sol et nuire au développement de l'activité des lombrics. Les racines de surface de la vignes sont également compactées, ce qui handicape le bon fonctionnement de leur alimentation.

 

Semelle de labour et vers de terre (Agriculture Nouvelle)


 

 

Bio indicateur de la toxicité des sols


Les pesticides ont peu d’effets sur leur développement, excepté en arboriculture où l’utilisation de pesticide est plus importante qu'en grande culture.

Parce qu'ils ingurgitent des quantités considérables de terre et de débris végétaux pour se nourrir, les vers de terre concentrent la pollution.

A proximité des routes on a trouvé dans les vers de terre des concentrations en plomb plusieurs dizaines de fois supérieures à celles du sol. La même chose a été observée pour le DDT, la concentration de ce polluant atteignant 150 fois celle observée dans le milieu.

Ainsi les vers de terre jouent dans le milieu terrestre le même rôle de concentrateurs de pollution que l’on observe en milieu marin chez les mollusques.

 

La concentration en cuivre mesurée dans certaines parcelles conduites en agriculture biologique a aussi pour conséquence la diminution des populations de vers de terre parfois moins nombreuses que dans des terres cultivées en agriculture conventionnelle.

 

Le lombric, c'est tendance !


Aujourd'hui, le lombric se retrouve souvent comme sujet majeur dans l'éducation à l'environnement et est associé aux différents projets : ver de compostage, recyclage ménager, écologie, traitement des déchets et de la pollution organique. Le terme "lombric" associé à un label, est la garantie d'une démarche bio environnementale : lombriculture, lombricompostage, lombricomposteur, agrilombric, lombricompost...

 

 

 

 

 

 

 

Sources et reproductions (copier-coller)

http://www.fnh.org/naturoscope/Faune/CrustVers/lombric/lombric.htm

http://www.aujardin.info/fiches/lombric.php

http://hyspace.free.fr/elombric/

http://www.inra.fr/la_science_et_vous/apprendre_experimenter/questions_d_actu/2009/histoire_de_vers_de_terre

http://www.agriculture-de-conservation.com/Les-vers-de-terre-veritables.html

http://paysan-bio.blogspot.com/2009/05/les-vers-de-terre-et-linra.htm

http://www.lavoieagricole.ca/content/imprimer.cfm?newsid=2405&catid=26

http://www.omafra.gov.on.ca/french/crops/facts/livingsoil4.htm

http://dsne.chez-alice.fr/eau/RBVNET/RBV/FVDT.HTM#ali

http://longuevergne.free.fr/vers_de_terre.htm

http://www.bioaktuell.ch/fr/sol-sain-plantes-saines/biodiversite/ver-de-terre.html

http://www.naturewatch.ca/francais/wormwatch/about/anatomy.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lumbricina

http://www.lombritek.com

http://www.agriculture-de-conservation.com/IMG/pdf/opvt_lombrics.pdf


 


Publié dans Dans la vigne

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Anonyme 08/05/2016 14:09

ils font comment pour creuser des tunelles

Trésor 14/12/2015 16:32

ne pouvons-nous pas avoir un ficher pdf de tout ça? ça serrais plus intéressant

?????????????????? 23/06/2014 20:06

comment il font pour creuser des galerie?

Marchek 28/12/2012 21:10


Très intéressant, cet article


http://jeuxgratuitsenligne.over-blog.com/article-jeu-d-adresse-wormcraft-99605831.html

Loïc 12/02/2012 09:35


Pas de footing ou de vélo ce matin? Ce n'est pas un temps à sortir son petit ver de terre...

Woody Woodpecker 08/02/2012 22:54


Pendant que tu te crêpes la moustache avec ce bon vieux Vinosse, et bien moi j'attends avec impatience l'article sur la symbiose avérée entre les piquets d'acacia et les castors du Sud Charente
... Qu'est ce qu'ils vont devenir les pauvres si tu mets des piquets métalliques partout ??? C'est pas joli en plus ! Il serait temps que tu éclaires ma lanterne sur ce choix pas très esthétique
et pas très chaleureux (c'est peut être pratique mais fait froid et tes machins en ferraille brûlent moins bien dans la cheminée ...).


Fais moi rêver avec tes piquets et ne fais pas attention aux dires d'un voisin un peu jaloux.

taspavumondérailleur 06/02/2012 15:16


Mon cher Olivier,


Ton site, tes articles et ton savoir-faire professionnel sont très interessants et enrichissants. C'est avec plaisir et curiosité  que je lis tes articles au fil des saisons.


Je ne sais pas si un gus comme vinosse peut comprendre que ses commentaires parasites dégrade ton site comme le mildiou peut nuire à la vignes. Il ferait mieux d'apprendre à faire grossir ses
gariguettes grosses comme des petites fraises des bois.


A bientôt Olivier


 

Vinasse 06/02/2012 12:57


Je n'ai jamais atteint les sommets d'arrogance et de vulgarité que tes derniers propos à mon encontre on même dépassé...


 


Bye.

Vinasse 06/02/2012 12:03


Je remarque que tu t'accuse toi-même de défauts que je n'ai jamais cités... ni aujourd'hui, ni hier, ni demain...


 


Tu tes vois mal, mais c'est ton affaire, n'est ce pas ???   Ne m'en rends pas responsable, s'il te plait !

Vinasse 06/02/2012 08:18


Je vois que tu viens d'être pris d'un grave accès d'intelligence !


Tu aurais bien besoin d'un coup de pied au cul, mais ça c'est anecdotique, mais surtout d'une remise en place surtout en ce qui concerne tes origines, en termes généraux, savoir d'où tu tiens ta
bêtise conceptionnelle car vois-tu, au moment où tes amis politiques exhibent leur conception malsaine de la civilisation, sache que pour ce qui concerne ton statut de paysan, le minimum serait
que tu connaisse un peu l'histoire récente. Tu peux faire le beau en parlant d'âchets maintenant, sache que ta génération précédente n'a jamais voulu en entendre parler, ça leur aurait gâché le
plaisir de s'en gaver le portefeuille. J'ai la preuve que le problème était connu de certains, mais le goût du pognon a empêché la majorité de s'y intéresser. Et ta fortune familiale vient de là.
Voilà.



Alambic City 06/02/2012 11:58



Tu pourras toujours te plaindre du sens du vent et dire que si tu as attrapé froid c’est parce que les autres n’ont pas fermé la porte,  à part râler tout le temps et te placer toujours en
victime, tu n’arrives pas à sortir de ton personnage ennuyeux et triste. Depuis ton enfance tu es frustré, tu en veux au monde entier de ne pas avoir détecté ton talent. Désolé, on ne peut rien
pour toi, c’est toi le seul responsable de ta situation. Si tu étais aussi brillant que tu sembles le penser, tu serais connu et apprécié pour autre chose que ta mauvaise humeur. Quant à moi, je
pense que rien n’est jamais acquis et je ne vais pas m’excuser, ici, d’avoir eu des ancêtres plus intelligents que toi ! Tu es bourré de mauvaise foie, ta conception de la solidarité et de
la tolérance est toujours à sens unique. Il n’y a qu’à voir comment tu te comportes et vis en société, tout est dit… Ton pessimisme et ton aigreur t’ont rendu malheureux au point d’en devenir
misanthrope. C’est dommage, je suis de ceux qui pensent que tu avais un bon fond au départ… Tu peux toujours t’amuser à dire du mal de ma famille et à me faire passer pour un obscurantiste et
négationiste en tout genre, un raciste xénophobe, un nanti sans scrupule, un fou dangereux ou m’afflubler de tout autre qualificatif prestigieux, les gens qui me connaissent n’ont pas besoin de
ton éclairage flatteur pour se faire leur propre opinion.


 


Je te souhaite de bonnes relations affectives et de nombreux succés professionnels.


 






Vinasse 05/02/2012 22:19


T'es vraiment un guignol inculte !


 


Les paysans de l'époque n'en avaient rien à foutre de nourrir la planète ou pas, pourvu surtout qu'o leur rapporte des sous.


 


Pour un mec de droite, tu devrais savoir ça...


 


Et pis si tu veux que je t'éducationne sus tielle époque, j'seus à ton service, petit con.

Alambic City 06/02/2012 07:36



 





Et moi qui pensais qu’à cette époque les agriculteurs travaillaient bénévolement ! Je tombe de haut,  il n’y a donc que les gens comme toi qui peuvent se dispenser
d’argent…C’est merveilleux la vie d’artiste ! Comme tes copains qui sont contre tout (nucléaire, pesticides, OGM…), tu dois aussi avoir tout plein de théories supers intéressantes sur la
décroissance où comment moins consommer les ressources épuisables de notre pauvre planète. Retourne à l’âge de pierre, ton bilan carbone sera bien meilleur ou suicide-toi, tu seras comme ça en
parfait accord avec tes brillantes idées et ça fera de l’engrais organique pour faire pousser les coquelicots !






Vinasse 05/02/2012 20:19


Hormis ton introduction absolument calamiteuse, le reste n'est qu'un copié-collé...


 


A part ça, le complexe argilo humique était bien connu avant les années de bourins qu'on a vécu à partir des 60/70'... quand on se branlait de tout et surtout des vers de terre... pourvu qu'o
pousse qu'y disaient... un bon coup d'amonitre, et hop !


 


T'est en train de découvrir l'eau chaude!


Baisse un peu le feu avant qu'o déborde !


 

Alambic City 05/02/2012 22:00



Tu as connu Darwin ? Je pense que tu es une espèce qu'il aurait aimé étudier !


"Charles Darwin s'est beaucoup intéressé au sol comme support de vie et produit de la vie. Après 44 ans d'observation et mesures attentives. Il a été l'un des premiers a réhabiliter le ver de
terre alors considéré comme nuisible à l'agriculture. Darwin avait observé que les vestiges archéologiques étaient souvent protégés par leur enfouissement assez rapide sous la terre produite à
partir de la végétation mortes et par les organismes du sol. Il a contribué à faire connaitre l'importance des organismes fouisseurs tel que le ver de terre pour les sols.
Dans un ouvrage publié le 10 octobre 1881 et intitulé « "The formation of vegetable mould through the action of worms with observations on their
habits" », traduit en Français en 1882. (son dernier livre scientifique, qui s'est vendu à 2000 exemplaires immédiatement, et en quelques mois à 3 500 exemplaires puis à 8500
exemplaires en moins de trois ans, soit plus rapidement et en plus grand nombre que son œuvre principale ,«L'origine des espèces»), il a traité de l'importance du
travail de bioturbation des vers terre sur la genèse, l’érosion et la fertilité du sol. Un critique en fait le commentaire suivant : « Au regard de la plupart
des gens… le ver de terre est simplement un annélide aveugle, sourd, dépourvu de sensations, désagréablement gluant. M. Darwin entreprend de réhabiliter son caractère, et le ver s’avance tout à
coup comme un personnage intelligent et bienfaisant, qui opère de vastes changements géologiques, un niveleur de montagnes… un ami de l’homme… et un allié de la Société pour la conservation des
monuments anciens ». La réédition en 1945 de ce livre, avec une Introduction par Sir Albert Howard aura un succès encore plus important,
confirmant le rôle de Darwin en tant que précurseur dans l'histoire de la pédologie. Il a démontré l'importance globale de l'activité des vers de terre dans la fertilité des sols ;
« La charrue est une des inventions les plus anciennes et les plus précieuses de l'homme, mais longtemps avant qu'elle existât, le sol était de fait labouré par les
vers de terre et il ne cessera jamais de l'être encore. Il est permis de douter qu'il y ait beaucoup d'autres animaux qui aient joué dans l'histoire du globe un rôle aussi important que ces
créatures d'une organisation si inférieure » tout comme le climat, la nature de la roche mère sur laquelle se développe le sol en question, et le type de litière apporté au sol. "
(Wikipedia)


 


Aujourd'hui le complexe argilo-humique est remplacé par le complexe absorbant ! Comme la couche que tu tiens bien remplie et qui te sert de cerveau...


Je reconnais volontiers que les années 60/70 que tu as connu mieux que moi (vu ton âge avancé) n'étaient peut-être pas des années agricoles raisonnées et raisonnables mais il ne faut-pas toujours
cracher dans la soupe. A cette époque il fallait produire, les jachères n'existaient pas, les agriculteurs produisaient sans savoir qu'ils épuisaient leurs sols. Tu faisais quoi toi à cette
époque ? Des poèmes ? Tu jouais avec ton pinceau l'artiste pendant que les paysans bourrins nourrissaient la France ?







yoann lefebvre 05/02/2012 18:57


Super article, tu vas devenir un expert en agronomie. Il faudrait qu'un bon nombre prennent conscience de l'importance de ces individus; la qualité des sols et des récoltes s'amélioreraient tout
naturellement.

Alambic City 05/02/2012 20:03



Merci Yoann pour tes commentaires encourageants.


Surtout ne le prends pas mal mais réalisant cet article j'ai beaucoup pensé à toi ! Après t'avoir écouté parler de ces petites bêtes j'ai eu envie de me pencher un peu plus profondément sur leur
cas.



Vinasse 05/02/2012 18:40


T'as corrigé, mon mimi, c'est bien, mais tu aurais pu aussi te relire consciencieusement car j'en avais oublié une:


 


"précieux travail auxquels se" 


auquel doit rester au singulier !


 


Ta maman te l'a pas appris
?

Alambic City 05/02/2012 20:10



Merci Vinosse. La prochaine fois avant de publier, je veillerai à t'envoyer une copie pour correction...



Mumu 05/02/2012 10:45


@ Vinasse le tout petit asticot,


"Si tu avances et que "turricule" mais comment veux tu que je..."

L'oenologue 05/02/2012 10:29


La vinasse est un résidu de la distillation des liquides alcoliques. De la distillation, on obtient d'un coté un distillat (eau-de-vie) et de l'autre un résidu médiocre pour ne pas dire
dégueulasse : la vinasse.


Jeu nem pa là vinasse, quart la ou sa pas se, sa meuh tors lait bois yo ai sa meuh foulle hache y as ...


 

Un rêveur 05/02/2012 09:50


Cet article est très terre à terre.

Cindy 05/02/2012 09:48


Aucune allusion sexuelle à ton petit ver de terre mon grand fou?


Lui aussi pourtant il me retourne....

Vinasse 05/02/2012 08:50


Sol, c'est même pas une redoublée, c'est une cintuplée !  Quelle saucée !

Vinasse 05/02/2012 08:48


Le monde agricole à (verbe= a ) pris conscience du précieux travail auxquels se livrent
s'en ( sans commentaire ) relâche ces jardiniers que Charles Darwin appelait à juste titre
les premiers laboureurs du sol. Tout comme les autres organismes qui recyclent les éléments nutritifs du sol (
redoublée) et stabilisent sa structure, les vers de terre, véritables tubes digestifs, participent à la santé du sol. Leur présence est donc un parfait indicateur de
qualité de nos terres agricoles.


En creusant des galeries, ces ingénieurs du sol ingèrent la matière organique et minérale  composé()e essentiellement de résidus de
végétaux.  Ces galeries contribuent à entretenir la porosité du milieu, ils jouent sur les transferts d’eau(x) et d’air et améliorent ainsi la capacité d’enracinement des plantes. En Mélangeant les différents horizons du sol, ils recyclent
et fertilisent nos terres.  


Pour l'ingénieur agronome, Claude Bourguignon,  ce sont bien les vers de terre, qui en remontant l'argile à la surface du sol pour le mélanger avec l'humus, qui sont les principaux acteurs
du complexe argilo-humique