L'enfer sur terre

Publié le par Alambic City

L'enfer sur terre

L’agriculture sans les pesticides a été l’enfer sur terre pour les femmes et les enfants qui ont, depuis que l’agriculture existe, combattu à la main et en vain maladies, insectes et autres nuisibles.

L’agriculture sans les machines agricoles a été l’enfer sur terre pour les hommes qui se sont colletés des travaux extrêmement pénibles et souvent tuants.

L’agriculture sans les semences modernes et sans les engrais a été l’enfer sur terre pour les paysans mais aussi pour tous les autres dont la nourriture dépendait des rendements obtenus.

L’élevage sans les antibiotiques, sans les vaccins, sans les traitements antiparasitaires a été l’enfer sur terre pour les éleveurs aussi bien que pour leurs animaux domestiques.

L’élevage sans du fil de fer bon marché permettant de clore les pâturages de façon que les bêtes se gardent toutes seules, a été l’enfer sur terre pour les petites filles qui devaient garder des animaux dans les prés au lieu d’aller à l’école.

L’agriculture sans la capacité de collecter et répartir l’eau potable comme l’eau d’irrigation, de forer des puits suffisamment profonds, d’irriguer en tant que de besoins, d’assainir les terrains grâce au drainage a été l’enfer sur terre pour des paysans qui n’ont pu que prier pour la pluie arrive.

Le monde rural sans la bicyclette a été un enfer pour les femmes et les hommes réduits à ne trouver un conjoint que dans leur seul hameau ou village.

Le monde rural sans le chemin de fer a été un enfer sur terre pour toutes celles et tous ceux qui n’ont rien désiré tant que la liberté de voir autre chose que les proches environs.

Á mon avis, il manque à nos amis écologistes de salon un minimum de culture historique.

Guy Waksman
(Texte trouvé sur ForumPhyto)

Commenter cet article

minera 25/12/2016 17:02

Très amusant cet article. C'est sûr que l'industrie agricole détruit beaucoup moins les sols que l'agriculture biologique...
Á mon avis, il manque à nos amis viticulteurs de salon un minimum de culture scientifique.

Olivier 26/12/2016 10:49

Ce texte n’aborde pas la qualité des sols agricoles, il remet juste en perspectives les principales idées reçues sur la vie du monde agricole avant l’apparition de la modernité dont nous profitons tous aujourd’hui dans nos pays développés. Le « c’était mieux avant » chanté à tue-tête par les nostalgiques « de salons » qui ne connaissent l’agriculture que par les discours alarmants et dogmatiques des Claude Bourguignon, Pierre Rabhi, Marc Dufumier ou Marie Monique Robin repose essentiellement sur des croyances à mille lieues des véritables diagnostics basés sur la démarche scientifique.
A mon avis, il manque à ces prêcheurs d’apocalypses un minimum d’'honnêteté intellectuelle !