Des peurs irrationnelles

Publié le par Alambic City

L’arbre de la vie, de Gustav Klimt (1909).

L’arbre de la vie, de Gustav Klimt (1909).

Les informations à charge contre l’agriculture sont légion et de manière générale, les sujets environnementaux sont principalement traités dans un climat de peur et de désinformation. Qu’il s’agisse de la destruction des sols en agriculture, de pollution de l’air et de l’eau, de l’appauvrissement de la biodiversité ou de la menace du réchauffement climatique, rien ne va plus sur la planète des hommes.

Les journaux nationaux, les émissions télévisées ou la radio publique, occupent une large couverture médiatique sur ces prétendues menaces environnementales. La peur est lucrative. Les journalistes ne l’ignorent pas et il leur appartient d’entretenir savamment ce juteux fonds de commerce. Pour répondre aux nombreuses inquiétudes de nature écologique, les pouvoirs publics ont développé une arme de régression massive : le développement durable. Son postulat est simple, l’activité humaine est responsable de la destruction des ressources et du réchauffement de la planète mettant en péril les générations futures. Face à ce terrible constat, Il nous incombe de revoir nos modes de production et nos consommations énergivores, il nous faut réduire notre empreinte écologique. La situation n’est plus tenable, la planète est en danger. Mais heureusement la France est un pays merveilleux qui compte une multitude d’intellectuels à notre service. Ces biens pensants qui savent mieux que personne, nous expliquent quoi et comment produire. Quand on observe le déclin industriel et agricole sur nos territoires depuis une trentaine d’années, l’idée de produire durablement parait un objectif bien ambitieux quand on sait que produire tout court relève déjà de l’exploit dans notre monde aux contraintes grandissantes. En l’an 2000, la France tenait la deuxième position des pays exportateurs de produits agricoles dans le monde. Elle a rétrogradé aujourd’hui à la 6ème place.

Aspirés par le tourbillon émotionnel qu’engendre les entreprises mercantiles, beaucoup s’engouffrent dans des projets vertueux pour donner un sens à leur vie. Des associations environnementales comme Greenpeace exploitent la crédulité des gens pour les faire adhérer à de nobles causes au premier abord. Danger du réchauffement climatique, perte de la biodiversité, dangerosité des centrales électronucléaires ou frayeurs des OGM et pesticides, les combats des écologistes ne manquent pas pour sauver la planète. Par manque d’esprit critique et feignantise intellectuelle, des gens pourtant de bonne foi se font embrigader par ces discours alarmistes. La posture morale légitime leurs actions (qui ne va souvent pas plus loin que la signature d’une pétition ou le versement d’une cotisation) et leur belle âme ne manque pas d’être ainsi rappelée avec véhémence.

Les astrophysiciens Hubert Reeves et Aurélien Barrau ont les yeux rivés tellement hauts dans les étoiles qu’ils ont cessé d’avoir les pieds sur terre. Main dans la main, ils se livrent tous deux à des projections bien pessimistes sur l’avenir de la planète et celle de l’Homme prédateur-saccageur. Ces deux génies (dans leur domaine) accusent la nuisance de l’homme sur son environnement. L’un, d’habitude si poétique avec sa barbe bienveillante, s’alarme ici de la disparition des vers de terre comme s’il avait passé sa vie entière à les compter en compagnie du « céleste » agronome Claude Bourguignon. L’autre au regard hypnotique, sans sourcilier, d’un ton grave et inquiétant affirme dans un discours bien rodé que la sixième extinction des espèces est enclenchée et que la fin du monde est pour bientôt. C’est maintenant qu’il faut agir et pour cela, il est disposé à mettre en place sa dictature bienveillante. Les fanatiques verts ne sont pas des rigolos…

Il ne suffit plus d’être quelqu’un de bon, il faut aussi le faire savoir en s’indignant. Les artistes engagés comme Marion Cotillard ou Leonardo DiCaprio sont nombreux à nous rappeler l’apocalypse imminent du réchauffement de la planète. Juliette Binoche veut proscrire la bidoche le lundi. Mélanie Laurent s’extasie devant des toilettes sèches. Tous ces comédiens débordant de bonnes intentions (et de richesse), nous exhortent à réduire notre empreinte carbone. Ces stars en revanche, peuvent prendre l’avion aussi souvent que l’hélicologiste Yann Arthus Bertrand pour des destinations exotiques et séjourner dans des hôtels de luxe loin des privations matérielles que connaissent les plus modestes. Allez comprendre…  

L’économie circulaire, le consommer local sont la grande mouvance à laquelle nous sommes tenus d’adhérer sans protester. L’État entend bien donner son impulsion à grand coups de subventions pour donner raison à ce nouveau fantasme. Les politiciens pourront s’évertuer à échafauder des projets dont ils sont les seuls à croire, ils n’arriveront pas à transformer la réalité de nos actes d’achats en des semblants d’aspirations. Acheter au commerçant local ou au fermier du village doit d’abord répondre à une motivation et une envie sincère et non à une fausse vertu imposée par le haut. Les consommateurs sont toujours remplis de bonnes intentions lorsqu’on les interroge avant d’entrer dans un magasin. En définitif, c’est bien souvent le portefeuille et les aspirations naturelles des clients qui s’expriment lors du passage à la caisse. Nos attitudes sont parfois bien éloignées de nos comportements. On peut toujours déplorer la froideur de ces nouveaux commerces mais c’est bien des entreprises de ventes en ligne comme Amazon ou les Drives des supermarchés qui sont plébiscités par les consommateurs. Qu’il s’agisse du temps passé pour l’achat d’un livre, d’un tube de dentifrice ou bien d’une bouteille de lait, le temps est désormais précieux et il demande à être économisé.

Grâce à l’esprit de conquêtes des maisons de Cognac, ce produit du terroir made in France est connu à travers le monde. L’histoire du Cognac montre que c’est bien au départ l’idée d’économie et de circulation qui ont animé les marchants navigateurs désireux de commercialiser et d’échanger avec le monde un peu plus loin. Exporté à 98 % dans le monde, le Cognac est dégusté aussi bien en Chine qu’aux États-Unies. Les généreux français se privent donc de leur plus délicat spiritueux pour faire briller le nom du Cognac aux delà de nos frontières. Félicitons cet esprit d’ouverture ! L’économie circulaire qui fonctionne est celle pratiquée à l’échelle mondiale. Sur une terre ronde l’économie galope encore plus facilement.

Les agriculteurs ne représentent plus que 2% de la population aujourd’hui, ils ont cessé de figurer dans les enquêtes d’opinions (la ligne agriculteur a disparu). Comment pourraient-ils se faire entendre face à ce militantisme qui rencontre une adhésion croissante dans l’opinion ? Les paysans sont des terriens, rationalistes ils parlent un langage de terrain et s’intéressent principalement à la vérité qui pousse dans leurs champs. Les réalités de la nature auxquelles sont confrontés ceux qui travaillent dehors à tous les temps, les mettent à l’abri des sottises proclamées haut et fort par les groupes de pressions écologistes. Comment lutter contre la désinformation des ONG qui passent leur temps à alimenter des peurs infondées ?

 

Le principe de précaution, le contraire de la prudence, l’origine de tous les maux

Le principe de précaution n’a pas facilité l’entreprenariat et la croissance des entreprises depuis son introduction dans la constitution en 2005 sous le mandat de Jacques Chirac. Avec un tel principe qui déclare que l’absence de certitude sur des risques éventuels d’un produit ne doit pas empêcher son interdiction, on imagine assez facilement que l’aspirine ou le briquet n’auraient jamais pu être mis en vente si on avait appliqué un précepte aussi régressif. Heureusement, nos industriels ont trouvé une parade. Pour éviter d’avoir à produire sous le poids de normes toujours plus nombreuses et contraignantes, ils ont fini par produire ailleurs quand ils n’ont pas mis la clé sous la porte. Dans l’économie administrée, le principe de précaution débouche sur toujours plus de normes et de taxes. C’est pour cela qu’il plait tant aux politiciens. Dans l’économie réelle, celle du marché, le principe de précaution aboutit à de l’innovation et des emplois en moins. L’exemple de la transition énergétique est assez représentatif de ce nouvel obscurantisme. En France, pays ou l’électricité est fournie principalement par les centrales nucléaires qui rejettent essentiellement de la vapeur d’eau sont montrées du doigt par les écologistes hantés par le spectre de Tchernobyl. Nos politiciens soucieux de notre bien-être déclarent les démanteler dans un futur proche au profit de la mise en place d’énergies dites « renouvelables » qu’il conviendrait mieux d’appeler « intermittentes ».  Qu’il s’agisse de l’énergie éolienne ou photovoltaïque celles-ci ne produisent de l’électricité qu’un tiers du temps dans le meilleur des cas. Si vous supprimez les centrales nucléaires par principe, vous devez alors combler le déficit de vent ou de soleil par une centrale à charbon ou au pétrole qui rejettera alors des quantités importantes de CO2 dans l’atmosphère. C’est le choix qu’a fait l’Allemagne dont les émissions de dioxyde de carbone progressent et sont 10 fois supérieures à celles de l’hexagone. La facture d’électricité outre Rhin grimpe et le recours aux énergies fossiles s’impose. Cette transition n’a d’écologique que le nom, elle est contreproductive dans tous les sens du terme. Cerise sur le gâteau, notre gouvernement n’a pas trouvé mieux que de subventionner les panneaux solaires et les moulins à vent fabriqués pour l’essentiel en Chine. Pas certain que ces mesures écologiques fassent grimper le pouvoir d’achat des français…

La France, pays européen précurseur de la transition écologique grâce à son énergie nucléaire

En France où les centrales nucléaires assurent 80% de production d’électricité, notre pays émet moins de 1% des émissions de CO2 mondiales. Les français financent une politique énergétique aussi ruineuse qu’inutile. Les pays émergents comme la Chine et l’Inde n’ont aucunement l’intention de refuser le développement économique au nom d’une politique absurde imposée par les pays les plus riches de la planète. Partout dans le monde, les pays pauvres désirent sortir de la pauvreté et du sous-développement en ayant recours aux énergies fossiles. La demande énergétique mondiale augmente et va continuer de croitre.  Cette croissance mondiale s’accompagnera inéluctablement de l’augmentation des émissions de CO2. En attendant qu’une alternative au pétrole soit trouvée, l’humanité restera grandement dépendante de cette énergie antipathique. Oui, nous allons continuer de rouler aux dinosaures morts…

Le capitalisme libéral est écologique par nature

Si les industriels ont pour objectif premier de réaliser du profit, ils ont intégré bien avant l’apparition des premiers écologistes que l’optimisation des ressources était une nécessité et que la valorisation des déchets présentait une opportunité pour eux. Économiser les ressources c’est produire beaucoup avec peu. L’application des OGM combinée à l’usage des engrais et de la protection chimique des plantes a permis de produire d’importants rendements de céréales sur peu de surfaces agricoles. Évitant ainsi le déboisement. Les écologistes devraient saluer ces technologies qui offrent des denrées agricoles abondantes à bas prix tout en préservant la biodiversité (les OGM limitent les traitements). L’invention de la clé USB aura sauvé plus d’arbres sur la planète que tous les militants environnementaux réunis.  Les innovations technologiques dans le domaine de l’industrie débouchent sur la production de moteurs toujours plus performants et moins consommateurs d’électricité et de carburants. Les laves linges et laves vaisselles actuels fonctionnent avec moins d’électricité et d’eau que ceux de nos grands-parents. Nous devons ces performances technologiques à la recherche et développement des entreprises privées dont l’innovation est un impératif économique sur les secteurs concurrentiels.

 

Les pesticides diabolisés

Les pesticides, le miracle agricole

Les pesticides sont perçus dans l’opinion comme des poisons responsables de l’augmentation des cancers sur les populations (chez les agriculteurs, les riverains et les consommateurs de produits issus de l’agriculture) et l’origine de différentes pollutions des milieux naturels. Les activistes écologistes se sont accaparés un espace médiatique disproportionné en véhiculant une véritable psychose sur les pratiques agricoles. L’agriculture chimique et son productivisme est vilipendé du matin au soir sur les réseaux sociaux alimentés de documentaires à charges puisés dans les médias traditionnels. Une radio comme France Inter manifeste un certain acharnement à faire entendre à ses auditeurs des messages à répétitions de nature anxiogène sur l’environnement. Si bien qu’il se dégage une règle simple : plus vous êtes ignorant dans un domaine et plus votre opinion doit se faire entendre. Ce constat malheureux se vérifie avec les avalanches de désinformations délivrées dans les principaux médias dénonçant une agriculture « phyto-addicte ».

Pourtant lorsque l’on regarde les faits, la situation est loin d’être aussi inquiétante, au contraire elle s’améliore. C’est bien grâce à la science, aux progrès dans le domaine de la santé et aux performances considérables obtenues dans l’agriculture que l’espérance de vie des français a gagné plus de 20 ans en l’espace de 60 ans. Notre alimentation abondante et de qualité n’aurait jamais pu être obtenue sans l’utilisation des engrais chimiques et des désherbants. Dans le monde réel, l’agriculture sans pesticides et sans engrais chimique c’est principalement une agriculture de petites récoltes qui peine à sortir de la pauvreté.

Disons-le clairement, les produits phytosanitaires ont contribué à libérer l’humanité de nombreuses souffrances tout en permettant un accroissement spectaculaire des rendements agricoles. Avec l’arrivée des premiers désherbants et l’apparition du tracteur, la pénibilité du travail dans les fermes a considérablement baissé donnant enfin un peu de répit aux femmes et aux hommes travaillant dans ces fermes de la difficulté. La plupart de ceux qui prétendent que l’agriculture sans pesticides est chose réalisable sont souvent des ignorants ou des idéologues qui souhaitent imposer aux autres ce qu’ils n’accepteraient pas de se soumettre à eux-mêmes. Comment imaginer sérieusement que le retour de l’agriculture vivrière puisse nourrir nos populations comme le prétendent certains spécialistes autoproclamés ? Que des bobos prennent du plaisir à cultiver quelques pieds de tomates sur leurs balcons est une initiative respectable mais affirmer qu’il suffirait de multiplier ce genre de pratiques pour glisser sur une agriculture de transition est une grotesque utopie de citadin en mal d’existence.

Les pesticides sont les médicaments des plantes

Les pesticides sont utilisés pour combattre les multiples maladies, parasites et ravageurs des plantes. Comme les médicaments que nous prenons pour soigner diverses maladies, les produits phytosanitaires sont appliqués sur les cultures pour atteindre leurs cibles. Ils sont bien évidement toxiques puisque leurs emplois visent justement à lutter contre un organisme vivant que l’on souhaite éradiquer. Comme pour les médicaments dans l’industrie pharmaceutique, leurs mises sur le marché résultent d’une homologation, ce sont des toxiques dont il faut respecter les conditions d’utilisations rigoureuses. Il est nécessaire de regarder les risques qu’ils comprennent mais il est aussi essentiel de considérer les immenses bienfaits qu’ils procurent dans notre société.

99,99% des pesticides que nous ingérons sont d’origine naturelle

Pour se défendre, les plantes produisent des pesticides naturels. On retrouve ces toxiques dans les plantes à des niveaux où ils sont actifs. La nicotine du tabac est utilisée en agriculture comme insecticide (les néonicotinoïdes), elle est aussi toxique pour l’homme. La caféine dans notre café, la solanine de la pomme de terre présente dans les parties vertes ou le cyanure contenu dans les pépins de pomme sont toxiques bien que naturels. 

Les résidus de pesticides de synthèses n’apparaissent dans notre alimentation qu’à l’état de traces totalement inoffensives pour notre santé. Pourtant, les médias ont réussi à créer une véritable psychose alimentaire avec ces résidus imaginaires.

Les travaux du toxicologue américain Bruce Ames montrent que nous ingérons quotidiennement des toxiques présents naturellement dans les plantes. Ces pesticides naturels sont comparables aux pesticides de synthèses et la dose que nous ingérons chaque jour est 10 000 plus importante ! Cette information est connue du monde scientifique depuis plus de 20 ans mais elle reste très peu reprise dans les médias. Pourquoi ?

Notre société est obnubilée par l’infiniment petit et a complètement perdu le sens des proportions. Il est bon de rappeler la célèbre formule de Paracelse (16ème siècle) : « Seule la dose fait le poison ». Le niveau d’inquiétude devient disproportionné face aux risques réels encourus : On arrive à se focaliser sur des traces de pesticides et ne pas voir l’alcool contenue dans une bouteille de vin. Le cas d’un individu se félicitant d’acheter du Cognac exempt de pesticides (analyse à l’appui !) illustre assez bien cette démesure. Cette personne pourtant de bonne foi, semblait oublier que son spiritueux (dont je ne doute pas de l’excellente qualité) contenait 40% d’éthanol, un cancérigène avéré ! La cigarette à la bouche, la situation est encore plus surréaliste…

Santé des agriculteurs

Contrairement à une idée fortement répandue, la population agricole présente un meilleur état de santé que le reste de la population agricole (Étude AGRICAN – cohorte de 180 000 personnes). On pourrait s’amuser à faire le lien de cette bonne santé en l’attribuant aux pesticides qu’ils utilisent mais il n’en est rien. Cette situation est principalement le fait que les agriculteurs fument moins et se dépensent plus que l’ensemble du reste de la population. C’est principalement pour cette raison qu’ils ont moins de cancers et une espérance de vie plus longue que la moyenne des français. Pourquoi cette information n’est-elle jamais rappelée ?

Glyphosate, pourquoi tant de haine ?

Les agences sanitaires européenne et américaine ont eu beau prétendre que le glyphosate n’était un cancérigène ni possible, ni avéré, il aura fallu que le Centre Nationale de Recherche sur le Cancer (CIRC) le classe comme « cancérigène avéré » au même titre que le café, le saucisson ou la viande rouge pour que nos politiciens en fassent leur cheval de bataille.

Désherbage chimique VS désherbage mécanique :

Les activistes environnementaux n’ont pas à dicter les orientations entrepreneuriales

Les désherbants sont utilisés pour lutter contre le développement des mauvaises herbes, celles-ci sont parfois très envahissantes et concurrencent la croissance de la vigne que les viticulteurs souhaitent privilégier en premier lieu.

Sur mon vignoble par exemple, en fonction de la nature des sols, l’herbe est facilement contrôlée par le broyage ou un travail du sol superficiel à l’aide d’engins mécanisés. Nul besoin d’avoir recours à un désherbant, l’herbe est contenue selon les situations climatiques de l’année. En période humide, celle-ci pénalise peu la croissance de la vigne et offre un couvert protecteur du sol. On peut donc laisser pousser l’herbe qui puise plus rapidement les excès d’eau. En recyclant le carbone de l’air, le couvert végétal participe au maintien de la matière organique et à la structure du sol, favorisant la vie microbienne et l’activité des lombrics. En viticulture, les passages de tracteurs sont nombreux, un sol couvert permet une meilleure portance et atténue le tassement.

Si le contrôle de l’enherbement est simple à réaliser, le désherbage du dessous des rangs est beaucoup plus contraignant. Sur le domaine, nous avons recours à un désherbage chimique raisonné pour maitriser le développement des adventices. Le désherbage est réalisé avec un tracteur équipé d’une rampe qui couvre 2 rangs complets. On passe ainsi, toutes les deux allées à une vitesse de 6km/h lorsque les conditions météorologiques sont réunies (absence de vent, bonne hydrométrie). Il s’agit aussi de ne pas se laisser envahir par les herbes dont le stade plantule est plus facile à détruire qu’une herbe adulte. Sur le vignoble, ce désherbage représente 1/3 de la surface des vignes. Lorsque j’applique du glyphosate (360gr/l) à la dose ridicule de 2 litres par hectare sous le rang, c’est 0,67 (2/(1/3)) litre de glyphosate qui sont pulvérisés soit 240 grammes de matière active pure (0.67x360) sur un hectare (100 mètres au carré).

Comme le vignoble est étendu (80ha), j’envisage d’investir dans une seconde rampe installée sur un tracteur toute l’année pour me permettre ainsi d’être plus réactif pour ces interventions de désherbage.

J’entends des viticulteurs résignés sur la fin du glyphosate et plus largement sur l’interdiction à terme du désherbage chimique, je ne puis m’y résoudre. Comment imaginer revenir au travail du cavaillon ?

Cette mesure folle aurait pour conséquence de multiplier les temps de travaux passés dans la vigne et augmenter la consommation de carburant. A moins que la dictature verte nous impose d’arracher à terme les plantes à la main ?

Peut-être que demain, de nouvelles technologies proposeront des robots ou des outils autonomes pour entretenir ce dessous de rang sans avoir à utiliser de la chimie mais pour l’instant, ces techniques ne sont pas encore suffisamment au point et bon marché pour les envisager à grande échelle.

Les alternatives au glyphosate existent mais sont-elles toujours souhaitables ?

On peut toujours objecter que les alternatives au désherbage chimique existent et qu’il est toujours possible de cultiver des sols sans avoir recours au monstrueux glyphosate. C’est parfaitement exact en viticulture, l’alternative n’est pas nouvelle, il s’agit principalement du travail du cavaillon qui consiste à détruire mécaniquement l’herbe se développant sous les pieds de vignes. Mais cette technique d’un autre temps ne satisfait pas tout le monde, loin s’en faut ! Elle nécessite plus de carburant, plus de temps, plus de personnel, plus de contraintes et d’argent au final pour un résultat souvent moins bon. Où est le progrès à utiliser toujours plus d’énergie fossile alors même que ses défenseurs militent généralement pour la réduction des intrants ? Pourquoi vouloir retirer (en France bien sûr !) un produit comme le glyphosate dont l’innocuité est admise et qui procure des services considérables à l’agriculture dans le monde ? Cette substance active pourtant inoffensive pour la santé humaine et l’environnement est avant tout instrumentalisée à des fins politiques. Son retrait serait une décision idéologique mais en aucun cas fondé sur des recommandations basées sur un examen scientifique. Il y a quand même de sérieuses craintes à voir se dessiner une société où l’opinion publique déciderait de l’homologation des produits à la place des agences sanitaires. Ce genre de dérives ne laisse rien présager de bon quant à l’idée même de progrès.

Mais si des vignerons s’épanouissent à réitérer ce travail avec des chevaux alors grand bien leur fasse s’ils ont l’impression d’œuvrer pour la santé de la planète ! Cependant, qu’ils évitent de se comporter comme de nouveaux inquisiteurs envers ceux qui considèrent ces méthodes régressives et d’un autre temps. Il en est de même pour la viticulture biodynamie qui ne repose sur aucun fondement scientifique et qui relève d’avantage des sciences occultes que d’une démarche rationnelle et évaluée. Après tout, s’il y a des consommateurs crédules et persuadés que le vin qui en est issu est forcément meilleur alors qu’ils se fassent plaisir. Le marché libre est un très bon indicateur d’expression démocratique, il ne faut surtout pas le négliger. Chacun verse l’argent qu’il souhaite pour soutenir la divinité en laquelle il croit. Aujourd’hui le denier du culte a été remplacé par les appels à cotisations à WWF, Greenpeace ou Générations Futures.

 

Une nature idéalisée

Biodiversité, de quoi parle-t-on ?

On peut lire ici ou là que la perte de biodiversité est alarmante, que le nombre des espèces vivantes est en déclin alors même que l’on ignore son ordre de grandeur. Qu’il s’agisse des espèces vivantes menacées d’extinction, celles qui ont disparu ou bien de celles qui sont apparues au cours de l’histoire nous nageons dans l’ignorance. La nature est ainsi faite, des espèces apparaissent et disparaissent en permanence. Avec l’agriculture, l’industrie et l’urbanisation, l’homme par son activité modifie son environnement. Si notre espèce perturbe les écosystèmes en agissant sur les organismes des plus petits au plus gros, à l’évidence, la terre semble bien s’en accommoder et n’est pas en péril pour autant.

La nature grouille de systèmes biologiques instables

Beaucoup s’imaginent que la nature s’organise dans le but de tendre vers un équilibre où les espèces s’auto-régulent par enchantement. Sans interaction humaine dans l’écosystème, la quantité de lions et de gazelles s’ordonnerait naturellement pour trouver son point d’équilibre donnant place à un univers figé comme si le big bang ne s’était jamais produit. Cette fiction paisible fait fit des chaos qui sont survenus dans l’histoire de la terre où la vie bouillonne d’instabilité. La nature est un spectacle aux décors changeants. Une multitude de facteurs environnementaux viennent perturber ce cycle illusoire de tranquillité. La sélection naturelle se manifeste par l’alternance d’espèces dont les plus fortes cherchent à étendre leurs territoires en dominant des espèces plus faibles. Une sècheresse qui perdure ou la venue d’une pluie dans la savane auront des conséquences directes sur la biodiversité du milieu. L’activité biologique oscille continuellement. Ce contexte agressif se vérifie dans les vignobles français situés sur la façade océanique, les années de printemps et d’été pluvieux lorsque la vigne est en croissance végétative. Sous l’action du soleil et de la pluviométrie de la saison, les maladies cryptogamiques sont stimulées, les viticulteurs doivent alors protéger le feuillage de la vigne à l’aide de produits antifongiques au risque de voir le mildiou se propager dans tout le vignoble. Bien souvent, la nature se manifeste avant la main de l’homme.

Nos amis les abeilles

Prenons l’exemple du syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles. On constate une mortalité inquiétante des abeilles et sans distinction on impute cette disparition à l’agriculture moderne utilisatrice de pesticides et destructrice de biodiversité. On trouve régulièrement cette citation attribuée à Albert Einstein : «si les abeilles venaient à disparaître, l’humanité n’aurait plus que quatre années devant elle. ». Citation que le célèbre physicien n’a probablement jamais formulé et qui serait plus convenable de chercher l’origine parmi les adhérents de l’UNAF accoutumés à propager ce genre d’alarmisme. Fort heureusement la pollinisation des plantes ne repose pas sur la seul abeille domestique, c’est plus de 200 000 espèces d’insectes qui s’attèlent à cette tâche avec les oiseaux et d’autres phénomènes météorologiques comme le vent et la pluie. La  majorité de nos cultures agricoles sont des plantes autofécondes qui ne dépendent pas des insectes.  Les projecteurs médiatiques sont en permanence orientés sur l’affaiblissement de l’abeille domestique (qui doit représenter 1% des espèces d’abeilles) sans jamais mentionner la bonne santé des abeilles sauvages, qui si elles ne produisent pas de miel, participent aussi à la pollinisation des plantes.  L’abeille mellifère que l’on connait n’a rien de naturelle, elle est le résultat de sa domestication par l’homme. Sa multiplication effrénée par les apiculteurs a conduit à son appauvrissement génétique. L’amateurisme de certains apiculteurs négligeant l’hygiène de leurs ruches a participé à la propagation du principal parasite, le varroa destructor. L’apparition récente du frelon asiatique aggrave aussi cette mortalité en France. Les apiculteurs peuvent bien pleurer et se mettre en colère devant les caméras en accusant les pesticides d’être la cause principale de cette hécatombe, l’agriculture a pourtant peu de responsabilité dans cette triste situation.  Les produits de protections des plantes n’ont en réalité qu’un impact minime sur les mortalités constatées contrairement à ce qui est régulièrement affirmé. Les apiculteurs toujours présentés comme les garants de la biodiversité sacralisée sont surtout des exploiteurs d’abeilles et des pilleurs de miel ! Il serait intéressant de demander aux défenseurs de la nature quel insecte mériterait de vivre. Le frelon ou l’abeille ? Est-il préférable de retirer le DDT pour laisser vivre le moustique vecteur de la malaria ? Faut-il aussi laisser proliférer les rats dans les villes au nom du respect de la biodiversité des espèces ? Doit-on laisser les tiques sucer nos animaux domestiques et laisser se propager les poux sur la tête de nos enfants ?

L’huile de palme boycottée

Les ONG écologistes sont à l’initiative de nombreuses pétitions demandant l’interdiction de la culture de l’huile de palme responsable d’un déboisement agressif dans les pays de production et de la diminution des Orang-outan qu’elle provoque (principalement victime du braconnage). Pourtant, l’arbre à huile de palme est plus écologique qu’il n’y parait. Pour produire de l’huile végétale, il faut des plantes et il s’avère que cet arbre offre des rendements bien meilleurs que ceux obtenus à partir de soja ou de colza. Le rendement hectare des arbres à huile de palme est 10 fois meilleur que celui du soja et 5 fois supérieur au colza. D’autre part, cette culture consomme 70% des intrants en moins (engrais, pesticides, carburant) que celles provenant de la production de colza et de soja.

Le plus détestable est d’entendre les activistes militer contre cette déforestation ayant lieu dans les pays lointains où les populations souvent pauvres aspirent au développement économique et à l’amélioration de leurs conditions de vie. Rappelons qu’en Europe  1/10 des surfaces ont été déboisées depuis l’apparition de l’agriculture. Aujourd’hui grâce à l’agriculture productiviste et la bonne gestion des forêts, les surfaces boisées françaises sont en augmentation alors que la démographie progresse .

Matière organique et vie du sol ne suffisent pas pour produire durablement

L’agroécologie et la permaculture sont les nouveaux modèles agricoles prônés par l’État. L’agriculteur doit se réapproprier « le vivant » et produire durablement. En parallèle, le travailleur des champs doit tendre vers une réduction de ses intrants. Qu’il s’agisse de l’utilisation d’engrais chimique, de pesticides de synthèse ou de sa consommation de carburant fossile, l’État surveille attentivement son comportement, pour son bien et celui des citoyens.

De nouvelles techniques apparaissent, visant à moins travailler le sol en profondeur, à abandonner le labour, à laisser le sol occupé par des cultures intermédiaires dans le but de reconstituer une meilleure structure du sol et une augmentation de la matière organique. Beaucoup d’agronomes, plus conférenciers que paysans captent les foules en alarmant leur auditoire sur une agriculture industrielle aliénée à la chimie et traitant des sols inertes. Des présentations bien souvent trompeuses et sans nuance.

Alors bien sûr, replanter des haies pour faire revenir une partie des oiseaux et des insectes dans les zones peu boisées, favoriser la couverture végétale pour limiter l’érosion des sols ou essayer de réduire l’emploi des pesticides sont des mesures de bon sens. Mais rien ne prouve qu’une augmentation du taux d’humus et de matière organique puisse faire chuter la pression parasitaire des cultures. Ce n’est pas parce que les racines des végétaux s’épanouissent dans un sol riche en éléments fertilisants naturels aidé par une micro flore abondante que des parasites renonceront à investir la partie aérienne des plantes exposées à de nombreuses attaques. La lutte intégrée qui consiste à utiliser les insectes auxiliaires en vue de combattre des insectes ravageurs rencontre vite ses limites face à une compétition naturelle beaucoup moins simpliste que les discours de Pierre Rabhi. Le recours aux produits phytosanitaires pour lutter contre les différents parasites et ravageurs est très souvent inévitable si l’on espère vouloir récolter et vendre une production destinée à nourrir l’espèce humaine.

L’agriculture rationnelle n’exprime pas de considération particulière sur l’origine des produits de protection des plantes ou des amendements des cultures. Qu’ils soient d’origines naturelle ou de synthèse, c’est leur efficacité, leur profil toxicologique, leur coût et le niveau d’impacts environnementaux qui est d’abord à prendre en compte.

 

La manipulation climatique

Le CO2, molécule bienfaitrice pour la planète

Lorsque que votre source de revenu dépend directement d’une production végétale et que vous connaissez les principes fondamentaux de la croissance des plantes, vous pouvez difficilement déplorer l’accroissement de CO2 dans l’atmosphère. Plus de CO2 dans l’air, c’est plus de nourriture disponible pour les plantes cultivées. L’augmentation de CO2 est une aubaine pour l’humanité car elle contribue à une part importante des rendements agricoles. Le gaz carbonique favorise l’activité photosynthétique des plantes et leur résistance à la sécheresse. Une tonne supplémentaire de CO2 diffusée dans l’atmosphère participe à l’augmentation de 300 grammes de céréales en plus chaque année. Le dioxyde de carbone participe ainsi à la réduction de la faim dans le monde. Présenter le gaz carbonique comme un polluant est une tromperie manifeste.

Rappelons tout d’abord que cette molécule incriminée dans le réchauffement planétaire par l’effet de serre qu’elle est supposée amplifiée n’est absolument pas démontré scientifiquement. La corrélation entre la hausse du CO2 atmosphérique et l’augmentation de la température globale est le postulat imposé par le GIEC, organisme politique, et relève davantage de la doctrine que de l’observation. Le prétendu consensus scientifique est un leurre. On confond ici cause et effets, autrement dit, c’est l’augmentation de température qui provoque une hausse du taux de CO2 dans l’air et non l’inverse. Lorsqu’il fait chaud, les plantes se développent d’avantage. Notre planète a connu des teneurs en CO2 atmosphérique beaucoup plus élevées que celle d’aujourd’hui. La concentration actuelle dans l’air est de 0.04%, à l’époque des dinosaures ce taux était 10 fois plus important et la végétation y était luxuriante. Le réchauffement actuel est minime et s’est stabilisé depuis 20 ans alors que l’activité humaine a libéré 40% de toutes ses émissions dans la même période. Dès lors, comment expliquer que le dioxyde de carbone puisse être la principale cause du réchauffement planétaire ? Le CO2 d’origine anthropique doit avoisiner les 5% et n’a que peu de conséquence de toute façon sur les variations du climat qui a toujours fluctué. Le principal gaz à effet de serre est la vapeur d’eau et son influence sur le climat reste encore méconnue.

Prétendre que l’Homme puisse modifier le climat relève de l’égocentrisme et affirmer qu’il soit en mesure de le maitriser révèle l’étendue de son arrogance et de sa crédulité. Le nom de l’association « Sauvons le climat » en dit long sur nos prétentions à pouvoir influer sur la physique terrestre. Comment pourrait-on sauver un climat continuellement instable ? Sa nature même est d’être changeante. Dans la même journée, des températures extrêmes enregistrées varient de -50° à +50° selon l’endroit où l’on se situe sur la planète, une variation de 100° Celsius !

La vie terrestre est dépendante du soleil qui lui fournit toutes ses sources d’énergies. Reconnaissons humblement que l’activité solaire constitue le facteur déterminant des cycles de réchauffement et de refroidissement.

 

Ne renonçons pas à l’idée de progrès

Les analyses réalisées en laboratoire sont toujours plus précises, et font apparaitre aujourd’hui une infinité de micro-traces indétectables par le passé. On peut toujours rabaisser les seuils de détection des résidus ou des polluants pour satisfaire une logique d’inquiétude mais il convient de rappeler que la qualité de l’eau et de l’air sont meilleurs dans nos pays industrialisés qu’autrefois. Contrairement à une idée trop fortement répandue, l’air d’une ville comme Paris y est plus pur qu’il y a 30 ans et le nombre d’espèces de poissons dans la Seine y est en progression. Au lieu de nous rapporter ces bonnes nouvelles, France Inter et le journal le Monde préfèrent reprendre sans aucun discernement le nombre aberrant de 48.000 morts attribués à la pollution atmosphérique.

Depuis que l’homme existe, jamais il n’a vécu aussi longtemps et en aussi bonne santé. Dans les pays développé l’espérance de vie dépasse 80 ans. Les principales maladies infectieuses comme la malaria, la diarrhée ou le sida sont en déclin. L’extrême pauvreté continue de baisser grâce à l’accroissement de la richesse mondiale. Les famines et les guerres sont moins nombreuses que par le passé et l’illettrisme recule sur l’ensemble de la planète. Alors bien sûr, beaucoup de choses restent à améliorer mais ce n’est pas en adoptant l’idéologie de la décroissance que l’homme se portera mieux demain. Ce n’est pas en boudant les progrès obtenus dans l’agriculture et l’industrie que l’on nourrira plus de population dans le futur et que notre confort s’améliorera. Les techniques agricoles évoluent, celles qui offriront les meilleures performances s’imposeront d’elles-mêmes sans que les politiques publiques s’en mêlent. C’est une agriculture rationnelle, non dogmatique, acceptant toutes les innovations qui pourra concilier conquête de rendements et respect des milieux.  Faisons confiance aux industriels, à nos agriculteurs qui essayent de faire du mieux qu’ils peuvent pour perdurer dans un monde compliqué. La chimie et le pétrole sont incontournables si nous ne voulons pas renoncer à notre bien-être, leurs utilisations sont parfaitement compatibles avec une meilleure agronomie, un meilleur recyclage des déchets. N’élevons pas comme vertu l’idéologie malsaine de l’écologisme. Regardons le parcours réalisé par nos civilisations et son génie humain. La recherche de vérité et l’avancement des connaissances se sont toujours heurtés aux organisations religieuses et à l’autoritarisme en place qui se complaisent dans les certitudes et se distinguent par la peur du changement et de la prise de risque.

Alors, ne cédons pas aux sirènes de la peur et efforçons-nous de produire sereinement et du mieux que nous pouvons avec les moyens dont nous disposons pour l’instant

Les crises économiques que nous traversons sont des transpositions de l’instabilité de la nature, elles sont dans la plupart des cas inévitables. L’intelligence artificielle, la robotisation, les nanotechnologies, les ciseaux génétiques ou l’énergie nucléaire vont continuer à bouleverser nos vies. Ces changements impliquent un passage critique avant d’être acceptés par le plus grand nombre. Pour cela, il faut se former, s’adapter et y trouver ses avantages. De lourdes tâches reposent sur les épaules des professeurs passeurs de savoirs et sur celles des parents tenus d’inculquer aux nouvelles générations le goût du risque et les opportunités de changements.

Les défis que nous avons à relever sont nombreux, nous avons du pain sur la planche.

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Leclercq Yves 19/01/2019 11:08

C'est la fracture, et l'ignorance qui en résulte, qui permet aux écologistes de calomnier les agriculteurs et les éleveurs. Je suggère aux exploitants agricoles qui le peuvent, d'inviter pour des séjours de vacances des jeunes, et de leur faire découvrir leur travail et tous les obstacles "naturels" qu'ils rencontrent. Ils ne devraient pas rentrer chez eux aussi idiots.